Cette tribune publiée par Blast le 27 juin 2026 a été co-écrite et co-signée par quatre membres de JURDI: le Dr. Rony Brauman, membre du Conseil Scientifique, Farah Safi, Vice-Présidente, Nour Kulzi et Patrick Zahnd, Président de JURDI.
Elle rappelle les normes juridiques les plus impératives du régime de protection spécial des blessés et des malades en situation de conflit armé qui sont au cœur même du DIH. Ces normes obligent, en conséquence, les parties à un conflit à respecter et protéger ceux qui les soignent, comme les établissements sanitaires (hôpitaux) ou ils sont soignés ou encore les transports sanitaires (ambulances).
Or, ces mêmes personnes et infrastructures protégées ne cessent de faire l’objet d’attaques intentionnelles, d’un anéantissement qui relève d’une « stratégie militaire délibérée » des forces armés israéliennes. Ce sont autant de crimes de guerre dans le TPO et au Liban et constitutif de crimes contre l’humanité et du crime de génocide en cours dans la Bande de Gaza.
Elle dénonce également les arrestations arbitraires généralisées et détentions illégales de personnels soignant et plus particulièrement celle du Dr. Hussam Abu Safiya, directeur de l’hôpital Kamal Adwan enlevé le 27 décembre 2024, détenu en isolement, sans aucune garantie judiciaire,torturé en violation du principe fondamental de traitement humain. Elle note que son appel après un an et demi de détention a été rejeté par la Cour Suprême israélienne le 16 juin 2026.
Elle rappelle l’obligation des états tiers comme la France de tout entreprendre pour « faire respecter, en toutes circonstances » ces obligations par Israël, ainsi que celle de prévenir le crime de génocide.
La tribune propose un « sursaut » à la France et autres états européens en adoptant 3 mesures concrètes.

